Marie-Catherine Blaize de Maisonneuve est née le 21 octobre 1779 à Saint-Malo, au cœur d'une ville alors tournée vers le commerce maritime et la course. Elle appartient à une famille aisée d'armateurs et de négociants : son père, Louis Blaize de Maisonneuve, est un important armateur malouin, impliqué dans l'économie maritime locale et anobli pour ses actions sociales.
Élevée dans cet environnement privilégié, Marie-Catherine grandit dans un monde étroitement lié à la mer, aux expéditions commerciales et aux activités corsaires.
Elle épouse le célèbre corsaire Robert Surcouf le 28 mai 1801 à Saint-Malo, un mariage qui unit deux grandes familles d'armateurs et renforce leur position dans la société malouine. De cette union naissent plusieurs enfants — au moins sept — issus d'une lignée qui prolongera l'influence de la famille Surcouf au XIXe siècle.
Si son mari entre dans la légende comme l'un des plus grands corsaires français, Marie-Catherine demeure une figure discrète. Comme beaucoup d'épouses d'armateurs de son époque, elle joue pourtant un rôle essentiel : elle assure la gestion du foyer, veille à l'éducation des enfants et maintient la stabilité familiale pendant les longues absences de Surcouf en mer. Elle incarne ainsi ces femmes de l'ombre qui participent, sans reconnaissance officielle, à la réussite des grandes figures maritimes.
Elle traverse une période de profondes transformations, de la Révolution française à la fin de l'Empire, puis à la modernisation du XIXe siècle. Elle survit plus de vingt ans à son époux, décédé en 1827.
Elle meurt le 16 février 1848 à Saint-Malo, à l'âge de 68 ans.